Dis Moi ! Ecole et Opéra ?

(actualisé le ) par Françoise Godbille

Le KRUMP ?
Il s’agit d’ une danse née au début de notre siècle, dans les quartiers pauvres de Los Angeles. Cette danse, s’exécute en mouvements très rapides pour exprimer la rage ou la colère. KRUMP est un acronyme pour : K.R.U.M.P. : Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise.
L’artiste Clément Cogitore s’est fait repérer par l’Opéra Bastille par une vidéo montrant des « krumpers » danser sur l’un des airs les plus fameux des Indes Galantes : « le calumet de la paix ». Pour la voir, c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=9h9HP-VOJv4
Cette saison-ci, il réalise la mise en scène de l’ensemble de l’œuvre avec la chorégraphe Bintou Dembélé, pour donner un spectacle novateur, inscrit dans notre vie du XXe siècle, avec ses mœurs et ses préoccupations : défilé de mode, migrants… La musique est bien celle de Rameau, dirigée par Leonardo García Alarcón.

Lundi 23 septembre après-midi, les élèves de la classe DMEO a assisté à une ultime répétition.
Lisez ce qu’ils en disent, et voyez plus bas comme ils sont beaux : "Nous nous sommes parés de belles toilettes pour aller à l’Opéra Bastille et les professeurs aussi avaient fait un effort.’
Anaïs

"A notre arrivée, le décor était déjà en place sur la scène : un gros trou, et au-dessus, un gros bras articulé noir qui tenait une épave de bateau renversé. Pendant le spectacle, les danseurs ont manipulé cette sorte de chaloupe.
Depuis les côtés, des estrades, des escaliers arrivaient sur scène.
Un premier rideau noir s’est relevé : nous avons vu des images projetées et le titre « Prologue ».
On pouvait observer les techniciens qui réglaient les poursuites lumière.

Raphaël

Des techniciens ont installé des estrades lumineuses en forme de croix. Des personnages se sont assis sur des gradins, comme en face de nous. Ils étaient habillés de vêtements d’aujourd’hui, noirs, gris, blancs. Certains avaient des lunettes noires. En fait, il s’agissait du chœur qui chantait pendant que les danseurs défilaient sans se heurter sur les estrades, dans un mouvement fluide,
Quatre gardes avec des boucliers modernes en plexiglas étaient tournés vers nous, sur le devant de la scène.
Damien

Le moment que j’ai préféré se passe après le « défilé de mode ».
Sur de gros cubes, dansaient des personnages en costume. Près d’eux, des parapluies de photographe munis de flashes étaient installés,. Régulièrement des éclairs partaient : les danseurs sur les cubes étaient comme frappés : ils s’immobilisaient, tombaient du cube, étaient rattrapés par d’autres danseurs : un autre prenait sa place et ainsi de suite. On avait peur qu’ils ne soient pas rattrapés.

Raphaël

A un moment, les chanteurs solistes : une femme et deux hommes, sont braqués par des personnages en noir qui tiennent de gros faisceaux lumineux, semblables à des fusils. Un des solistes doit choisir entre être arrêté ou disparaître : il préfère tomber dans le vide du trou qui se trouve juste derrière lui et nous l’avons vu s’éclipser.
Elias

J’ai adoré la fin : c’était une battle : les danseurs étaient sur une plate-forme carrée : les femmes portaient de très fines tresses, en partie rouges, très longues, qui leur arrivaient au genou.
Axel

Le tournoiement des cheveux était impulsé par un mouvement énergique du buste et les tresses tournoyaient dans la lumière.
Lucas

Nous avons entendu des instruments que nous n’avons pas l’habitude d’écouter : basse, flûte, violon. C’était apaisant, agréable.
Elouan
C’était étonnant de voir comme d’aussi nombreux musiciens arrivaient à jouer une musique uniforme.
Raphaël

J’ai été surpris par la portée de la voix des chanteurs et leur capacité de chanter aussi longtemps.
Elouan

On aurait dit que le chef d’orchestre était le professeur et les musiciens, surtout les chanteurs, les élèves.
Tom
Toutes les mélodies se ressemblaient.
Yoann

C‘est pour ça qu’on s’est concentré sur la danse. »
Elouan