La plume magique (10)

(actualisé le )

            Après trois mois, le fils du roi n’avait toujours pas de nouvelles de la jeune fille.

Il décida alors d’aller lui-même à l’aventure. En chemin, il rencontra un petit enfant qui lui dit :
« Je te préviens, étranger : ne t’aventure pas dans la forêt que tu vois au loin : les arbres ont des yeux, les arbres ont des oreilles. »
Le prince ne le croyant pas et bien décidé à sauver son père, s’aventura vers la forêt dangereuse.

Quand il arriva à la lisière, il hésita un instant puis, d’un pas décisif, il entra dans la forêt. Elle était sombre. Il sentit une présence et vit une ombre passer à vivre allure. Il distingua des yeux rouges flamboyants qui le surveillaient de loin. C’était une masse imposante et il sut alors que c’était un dragon.
Il eut très peur. Il sortit son épée de son fourreau pour se protéger. Mais avant qu’il puisse l’attaquer, le dragon lui expliqua qu’il devait juste répondre à une question pour passer de l’autre côté de la forêt. L’énigme était celle-ci :
« Qu’est-ce qui marche à quatre pattes le matin, sur deux pattes le midi et sur trois pattes le soir ? »
Le prince ne sachant que répondre lui demanda quelques instants pour deviner. Le fils du roi était embarrassé car s’il ne répondait pas correctement à l’énigme, le dragon le dévorerait. Il pensa à tous les bons souvenirs passés auparavant et il sut que la réponse était :
« L’ homme !
- Bien, mais comment as-tu deviné ?
- J’ai repensé à mon enfance, et voilà : le bébé marche à quatre pattes, l’adulte marche sur ses deux jambes et le grand-père s’aide d’une canne en guise de troisième jambe. »
Il put alors passer.
Comme la journée avait été riche en émotions, il finit par s’endormir au pied d’un arbre, épuisé.

            Le lendemain matin, un vent léger finit par le réveiller. En ouvrant à peine les yeux, il vit un petit enfant : c’était le même garçon qu’il avait rencontré au cours de son voyage. Effrayé, il sursauta. Le prince n’osa pas parler et finit par lui demander :
« Qui es-tu et comment t’appelles-tu ?
- Je m’appelle Arthur, je viens du Konalékémoa et je te suis depuis un bon moment.
- Pourquoi me suis-tu ainsi ?
- Je serai ton guide au cours de ton voyage et je t’aiderai à trouver la plume magique car ma mère est malade et je souhaite de tout mon cœur la guérir. J’ai entendu un marchand dire que le fils de roi était à la quête de la plume magique pour guérir son père. »

            Quand il eut fini de parler, ils se mirent en route. Au bout d’un certain temps, ils arrivèrent devant une petite colline.
Tandis qu’ils essayaient de la gravir, ils avaient l’impression que la colline s’agrandissait pour devenir une montagne infinie. Au bout de longues minutes, ils s’assirent et le petit garçon sentit quelque chose de dur. C’était une trappe. Ils l’ouvrirent et virent des escaliers. Ils descendirent les marches. Ils ne voyaient rien car il faisait noir. Dès qu’il entrèrent dans un couloir, une lumière s’alluma, laissant voir un autre escalier au bout du couloir, ainsi qu’une trappe. Ils gravirent l’escalier, poussèrent la trappe et... se retrouvèrent au même endroit que précédemment. Ils décidèrent alors de faire le tour de la colline. Le trajet dura longtemps. Enfin, ils aperçurent le village de la jeune fille. Ils allèrent la trouver et repartirent tous les trois à la quête de la plume.
La jeune fille se souvint que sur le chemin il fallait emprunter un labyrinthe. C’est dans ce labyrinthe que se trouvait la plume magique. Le Prince n’eut pas peur car il avait un grand courage.
Il entra dans le labyrinthe et y demeura un jour et une nuit. A l’aube, il découvrit la plume magique. Elle était posée sur un socle en or. Dès que le Prince s’en fut saisi, le labyrinthe disparut et il retrouva ses amis.
Aurore, Emélie, Khaoula, Manon, Roxane, Aïcha.

L’histoire se termine bien ...

L’histoire se termine mal ...